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« Que Mon enseignement s'épande comme la pluie ; que Mon discours distille comme la rosée, comme la bruyante ondée sur les plantes et comme les gouttes pressées sur le gazon ! » (Deutéronome 32:2)

L'eau est un élément fabuleux : en son absence, aucune vie ne serait possible sur terre. Sans pluie, les plantes ne poussent pas ; les animaux ne peuvent pas se nourrir... et l'homme disparaîtrait rapidement de la surface du globe, qu'à D-ieu ne plaise.

Si nous pouvons vivre plusieurs jours sans manger, notre espérance de vie est beaucoup plus courte sans eau. Certes, la plupart d'entre nous vivons au sein de pays riches et la soif n'est sans doute une épreuve que nous avons souvent à subir. D'ailleurs, si nous prenions réellement le temps de penser à ce que représente l'eau pour l'humanité, l'importance que nous lui accordons en serait sans aucun doute fortement multipliée.

Pourtant, l'eau représente également un danger. Le 11 mars 2011 à 14h56, un tremblement de terre se produisit au large du Japon. Moins d'une heure plus tard, les côtes de ce pays furent inondées et à l'heure du bilan, ce sont plus de 16 000 victimes qui périrent, le plus souvent en se noyant.

L'eau nourrit, mais elle peut également tuer.

La Tora : notre eau de vie !

Si Hachem a comparé Sa Tora à l'eau, c'est sans doute pour nous faire comprendre ce message : la Tora est un élément essentiel de la vie – pour les Juifs et pour les Bnei Noa'h – et en son absence, aucune véritable vie n'est envisageable. En l'absence de Tora, la vie d'une personne se réduit à son aspect matériel, à l'image de l'animal qui ne rêve que de sa nourriture, de se trouver un abri confortable...

Cependant, nous devons prendre garde au tsunami spirituel : celui dans lequel nous nous sentons submergé d'obligations, d'interdictions, d'absence de liberté... Ce tsunami peut causer notre perte et nous tenir éloigné du chemin spirituel que nous devrions pourtant emprunter.

En la matière, la comparaison avec l'eau est facile : de la même manière que l'eau doit pénétrer lentement dans une zone pour ne pas l'inonder et causer d'importants dégâts, nous devons faire entrer la Tora dans notre vie à petites doses.

Lorsque le débit de l'eau est contrôlé d'une façon satisfaisante, il faut tout de même prendre garde aux fuites anodines, à l'apparition de tâches noires d'humidité, aux dégâts que l'on pourrait relever seulement après plusieurs années...

Il en va de même avec la Tora : si nous devons nous enrichir avec mesure, nous devons également prendre toutes les précautions pour que l'enseignement que nous recevons soit le bon. Quelle regrettable sensation de découvrir que le Rav que nous suivons depuis longtemps nous a en fait éloigner de notre objectif !

Les dégâts spirituels causés par un enseignement défectueux peuvent mettent un temps très long à apparaître ; de plus, il n'est pas toujours aisé d'effacer un tel enseignement. Les impuretés avalées à notre insu ont souvent tendance à vouloir s'accrocher à nous.

Qu'Hachem nous aide à boire aux sources pures de la Tora ; à recevoir l'enseignement de rabbins dont la parole est potable, sans le moindre doute. Puissions-nous multiplier nos prières à l'adresse du Créateur pour qu'Il nous rassasie dans l'abondance et la joie !

Dédié à la guérison de Dévorah bath Nadine

David-Yits'haq Trauttman