Paracha Tsav pour Bnei Noa'h : la force de la pensée

« Si l'on osait manger, le troisième jour, de la chair de ce sacrifice rémunératoire, il ne serait pas agréé. II n'en sera pas tenu compte à qui l'a offert, ce sera une chose réprouvée et la personne qui en mangerait, en porterait la peine.» (Lévitique 7:18)

Rachi : « Le verset parle d'une personne qui pense, au moment de l'abattage, consommer l'animal le troisième jour. (...) Elle ne doit pas avoir cette pensée au moment del'abattage et si elle l’a, le sacrifice n'est pas accepté.»

Le plus souvent, nous accordons peu d'importance à nos pensées et presque invariablement, nous estimons qu'un acte concret possède une plus grande signification qu'une simple pensée. De fait, lorsque nous désirons afficher notre innocence, ne disons-nous pas : « Mais je n'ai rien fait ?» Passer à l'acte laisse des traces, tandis qu'une pensée reste inaperçue et anodine.

C'est pour cette raison qu'il est intéressant de relever qu'une simple pensée possédait pourtant – à l'époque où le Temple se dressait à Jérusalem – le pouvoir de disqualifier un sacrifice. Nul besoin d'un geste concret ou d'une action particulière, le seul fait de penser que nous consommerions un sacrifice au-delà de la date limite autorisée par la Tora rendait celui-ci inacceptable.

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